Écrire mon blog à l’heure de l’IA générative
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Entre dialogue avec la machine, risque de dépossession et exigence de transparence, ma recherche d’un usage à la fois critique, éthique et maîtrisé de l’IA générative.
À l’heure où n’importe quel outil d’IA générative génére en quelques secondes un article de plusieurs dizaines de pages, fluide et argumenté, quel intérêt puis-je encore trouver à l’écriture de mon blog ? Ainsi, l’arrivée tonitruante de ChatGPT en octobre 2022 aurait pu en signer l’arrêt de mort. Et pourtant, presque 4 ans après l’avènement du 1er outil « grand public » d’intelligence artificielle générative, mon blog existe toujours. Après avoir dressé dans mon précédent article un petit bilan de mon aventure éditoriale, je souhaite ici esquisser son futur à l’heure où la génération de texte par le biais de l’intelligence artificielle est une pratique désormais massive, et que je ne suis bien évidemment pas étanche à ce phénomène qui touche tout particulièrement ma profession. Dans les lignes qui suivent, je vais essayer d’expliquer pourquoi je continue ce projet d’écriture, analyser comment l’arrivée de l’IA générative impacte mon processus d’écriture, et clarifier mon positionnement vis-à-vis de ce nouvel avatar de la révolution numérique.
Comment ChatGPT s’est immiscé dans mon blog
Bien sûr je mentirais en disant que mes articles les plus récents ne doivent rien à ChatGPT. Je dois en effet reconnaitre que l’outil d’IA générative s’est progressivement immiscé dans mon projet éditorial comme il l’a fait également dans ma sphère professionnelle.
J’ai commencé timidement à solliciter ChatGPT en lui demandant de m’aider à améliorer mes publications sur Linkedin, chargées d’annoncer la parution de mes nouveaux articles de blog. J’ai aussi fait appel progressivement à l’IA pour améliorer le référencement naturel de mes articles, dans la réécriture des titres et la description des métadonnées.
En mai 2025, j’ai franchi une nouvelle étape. Suite à l’intérêt suscité par mon article consacré au phénomène d’Airbnbisation, j’ai souhaité en prolonger le succès en publiant une série d’articles courts sur la même thématique. Contrairement à mon article de 2024 au caractère universaliste, ces nouveaux articles s’intéressaient à l’impact d’Airbnb sur un territoire précis, respectivement Genève, Arles et l’île d’Oléron.
Pour la production de ces 3 petits articles, j’ai d’abord travaillé très classiquement. Comme pour la plupart des articles de ce blog, leur point de départ s’inscrit dans une expérience vécue (ma découverte des boites à clé du Monoprix d’Arles, ma location Airbnb sur l’île d’Oléron, ou mon quotidien de résident genevois). J’ai donc commencé par rédiger une description la plus fidèle possible de mon vécu et de mon ressenti. J’ai ensuite effectué un classique travail de documentation afin de contextualiser et mettre en perspective mon expérience. Chemin faisant, et via le moteur de recherche Google, j’ai ainsi identifié des sources externes de qualité capable d’appuyer et crédibiliser mon propos.
La nouveauté est intervenue à l’étape d’après. Au lieu de procéder au travail de synthèse de mes notes et de mes sources externes en vue de la rédaction de l’article final, j’ai mis à contribution ChatGPT. Je lui ai fourni le sujet de mon article, mes notes rédigées , sommairement organisées et hiérarchisées, assorties d’un méta-commentaire, des extraits choisis des sources externes que j’avais identifiées sur le net, et bien sûr mon article de référence sur ce même thème "Airbnbisation, mode d'emploi". J’ai ensuite demandé à ChatGPT de rédiger un article faisant la synthèse de ces éléments, tout respectant le ton général de mon blog.
Bien sûr, le texte de base fourni par ChatGPT a nécessité de nombreux réajustements de ma part. En effet, les choix effectués par l’IA dans l’importance accordée à telle idée, argument ou source ne correspondaient pas assez précisément à ce que j’avais en tête, d’où de nombreux allers-retours entre moi et la machine. Au final, le temps consacré à ce travail d’affinage s’est avéré assez conséquent. En effet, l’IA possède une facilité déconcertante à produire un texte bien écrit et bien structuré, mais cette cohérence n’est qu’une façade. En effet, l’IA a tendance à édulcorer le contenu des notes et des idées que je lui ai fournies, les citations sont souvent approximatives ou choisies à mauvais escient, et surtout l’accent n’est pas toujours mis là où je l’aurai souhaité.
Ce que l’IA change à ma manière d’écrire
Après ces différentes expériences, mon jugement sur ChatGPT est nécessairement ambivalent. Du côté des moins, le constat est assez clair : lorsque je lui confie trop largement la rédaction, le résultat est souvent fluide mais sans véritable saveur, approximatif dans ses formulations, parfois trop consensuel dans ses raisonnements.
Ensuite, et comme cela a été reconnu par de nombreux observateurs (j’en cite quelques-uns en appendice de cet article), je suis confronté à une forme de dépossession dont je dois me prémunir : écrire un texte original, c’est le moyen le plus puissant qu’il nous soit donné de mettre en ordre nos idées, d’organiser notre pensée et de dompter la complexité du monde. Nourrir la boite noire que constitue ChatGPT avec mes pensées éparses et mes différentes sources d’information externes me dépossède dangereusement d’une partie du travail intellectuel qui fait précisément l’intérêt de l’écriture — chercher, hésiter, structurer, reformuler, et parfois simplement tenter de comprendre ce que je pense en essayant de l’écrire.
Je citerai à cet égard une étude récente du MIT, qui invitait ses participants à produire des textes en utilisant (ou non) ChatGPT, puis à se souvenir de leurs écrits. Chez les premiers, l’imagerie par résonance magnétique révélaient que les zones de leur cerveau liées à l’attention, à la planification et à la mémoire avaient considérablement diminué leur activité. Constat alarmant.
Mais ce serait trop simple de m’arrêter à ce constat. Car l’IA a aussi introduit dans mon processus d’écriture quelque chose que je n’avais pas auparavant : un espace de dialogue. ChatGPT devient un interlocuteur qui me renvoie mes propres idées sous une autre forme et m’oblige parfois à préciser ce que je voulais réellement dire. Certaines de mes réflexions se sont ainsi nourries moins des réponses de la machine que de la nécessité de réagir à ses réponses, de les accepter, de les corriger ou de les réfuter. Dans d’autre cas, ce sont les insuffisances même des réponses fournies par ChatGPT qui m’obligent à affiner mon raisonnement, à clarifier certaines ambiguïtés ou à nuancer mes affirmations.
C’est sans doute ce paradoxe qui constitue aujourd’hui mon principal enseignement. L’IA peut appauvrir mon écriture lorsque je lui abandonne le travail, mais elle peut aussi l’enrichir lorsqu’un dialogue itératif se noue avec machine, dialogue qui peut contribuer à déplacer, tester ou approfondir ma pensée. La différence ne tient donc pas simplement à la présence ou à l’absence de ChatGPT, mais à la place que je lui accorde dans le processus.
Aujourd’hui, à l’heure où je célèbre le 50e article de ce blog et ses 5 ans d’existence, je ne peux plus faire comme si cette technologie était extérieure à mon travail. Elle fait désormais partie de l’histoire de ce blog, et j’assume d’en faire un usage régulier. C’est un tournant important : je continue à regarder avec méfiance les promesses de l’IA générative, ses effets possibles sur nos capacités cognitives et son pouvoir de standardisation. Mais je préfère désormais affronter cette technologie en la pratiquant, afin d’en éprouver concrètement les possibilités comme les limites.
Une exigence de transparence vis de mes lecteurs
Cette position ne résout évidemment pas toutes les questions que pose l’irruption de l’IA dans mon écriture. Elle m’oblige au contraire à en tirer une première conséquence : si l’IA fait désormais partie de la fabrication de mes textes, il me paraît normal que vous sachiez quelle place elle y occupe. Et puisque la frontière entre écrire et faire écrire devient de plus en plus floue, je souhaite vous donner les moyens de savoir comment le texte que vous êtes en train de lire a été produit — et quelle part la machine y a prise.
La formule « écrit avec l’aide de l’IA » me paraît trop vague pour avoir beaucoup de sens. Entre rechercher des sources, corriger un texte, discuter longuement de sa structure avec ChatGPT, lui en confier la rédaction, lui demander ensuite des corrections et des aménagements, réécrire moi-même certaine partie, l’éventail des types d’interaction avec la machine est extrêmement varié.
Pour essayer d’en appréhender la complexité, j’avais imaginé initialement utiliser une échelle « ad-hoc » à trois dimensions, destinée à mesurer les tâches déléguées à l’IA dans la production de chaque article. Il s’agissait d’évaluer 1/ la contribution initiale de l’IA, 2/ l’importance de ma réécriture et 3/ l’intensité de mon interaction avec la machine. Malheureusement cette piste s’est avérée trop complexe à mettre en œuvre, et n’offrait pas la garantie de permettre à mes lecteurs d’appréhender facilement et rapidement la place prise par l’IA dans la genèse de chaque article. D’autre part, les pratiques - et ma pratique - de l’IA évoluant constamment au gré des progrès de l’outil et de mes propres expérimentations, cette échelle risquait d’être rapidement obsolète, et de rendre caduque des comparaisons dans le temps entre mes différents articles.
Finalement, j’ai donc d’opté pour la rédaction d'un petit appendice placé à la fin de chaque article, qui décrira de manière très synthétique la manière dont j’ai fait appel à l’IA dans sa production. Cette solution offre l’avantage d’une plus grande souplesse, mieux à même de rendre compte de la diversité et de la complexité de mes interactions avec ChatGPT. J’ai décidé d’adopter cette pratique à compter de cet article (vous trouverez donc cet appendice à la fin du présent article). J’envisage également de procéder à cette évaluation de manière rétroactive, en revenant progressivement sur tous mes articles déjà publiés. Et bien sûr, je me fais fort de continuer à publier des articles pour lesquels je n’aurai pas eu recours à l’IA, et pour lequel je pourrais fièrement arborer un label « article 100% humain, garanti sans IA ».
Quel impact de l'IA sur mon rythme de production ?
Le recours à l’IA pourrait logiquement m’inciter à accélérer le rythme et à multiplier les articles. Il n’en sera rien. Je n’ai aucune envie de céder à cette spirale assez classique qui accompagne l’adoption de toute nouvelle technologie : transformer chaque gain de productivité en occasion de produire davantage. Si l’IA me permet parfois de gagner du temps, j’aimerais autant profiter de ce temps pour faire autre chose que pour alimenter la machine à produire des textes.
Il y a une autre raison, plus fondamentale, à cette retenue. L’IA générative provoque une inflation sans précédent de textes dans nos espaces informationnels. Jamais il n’a été aussi facile d’en produire ; rien ne dit, en revanche, que nous disposions de davantage de temps ou d’attention pour les lire. Le déséquilibre entre une offre de textes potentiellement infinie et la disponibilité nécessairement limitée de celles et ceux qui pourraient les lire ne peut donc que s’accentuer.
Ma ligne sera donc plutôt inverse : préférer la rareté à la quantité. Publier quand j’estime avoir quelque chose à dire, plutôt que parce que je dispose désormais d’un outil permettant de produire davantage. Et continuer à privilégier des textes dont j’espère qu’ils conserveront un ton, un regard et un propos singuliers, plutôt que d’ajouter quelques milliers de mots supplémentaires à l’immense production standardisée qui nous entoure.
Pourquoi je porte un regard critique sur l’IA
Dans la continuité de ma posture technocritique, j’aspire à porter un regard lucide et sans concession vis-à-vis de l’IA, que je considère, à l’instar de l’auteur Éric Sadin, comme une nouvelle rupture anthropologique dans l’évolution continue de l’humanité.
L’IA s’inscrit bien entendu dans la continuité des dernières grandes évolutions technologiques (microprocesseur, internet, smartphone, réseaux sociaux, etc.). et les prolonge. Mais elle va plus loin dans le sens où, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, cette avancée technologique accomplit à notre place des tâches qui mobilisaient jusque-là nos facultés intellectuelles et créatives. Le fait-elle mieux que nous ? le débat reste ouvert. En tout cas, elle le fait à une vitesse incommensurablement plus rapide que nous, et malgré ses limites, dont j’ai pu déjà parler dans les lignes précédentes, sa rapidité d’exécution porte en soi le germe d’une substitution à grande échelle des masses laborieuses, dont le maniement du langage (ou du code informatique) constitue la matière première de leur travail. Un tsunami social est devant nous, et nos responsables politiques semblent ne pas en avoir encore pris la mesure. Comble du comble, ce sont les champions de l’IA qui semblent s’en préoccuper le plus, et qui alertent désormais sur les conséquences sociales de l’essor de leur création, jusqu’à ressusciter une idée de vieux gauchiste, celle du revenu universel !
Dans le dossier critique que lui consacre le dernier numéro du journal romand d’écologie politique, plusieurs auteurs soulignent une autre filiation de l’IA, celle de l’économie capitaliste mondialisée et extractiviste, et la positionne comme un des derniers avatars de son évolution. L’IA pousse en effet à son paroxysme tous les travers du capitalisme, déjà abondamment dénoncés : épuisement des ressources naturelles et des terres rares avec son corollaire de conflits armés et de désastres environnementaux dans les pays extracteurs, besoins énergétiques faramineux, qui exercent une forte pression sur les systèmes de production énergétique des pays où sont implantés les fameux datacenter, conflits d’usages pour l’accès à ces mêmes ressources (eau, énergie, terre arable).
L’IA est bien sûr une industrie hautement capitalistique. Il suffit pour s’en convaincre d’avoir à l’esprit les montants faramineux des investissements actuellement consentis par les géants de la tech pour gagner la course à l’IA. Sa conséquence est bien sûr une pression symétrique sur les salariés, dont les conditions d’exercice de leur travail se trouvent profondément et durement impactées, quand ce dernier n’est pas purement et simplement menacé. L’IA entraîne une transformation en profondeur du travail, elle isole et aliène un peu plus les salariés qui l’utilisent, et prolonge à ce titre le phénomène d’ubérisation du travail, que j’avais décrit dans un article précédent. Rappelons que l’ubérisation combine une précarisation et un isolement croissant des salariés, entravant la possibilité pour ces derniers de faire émerger des formes de mobilisation collective pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail et faire valoir leur droit à un travail décent, à une juste rémunération et à une protection sociale digne de ce nom.
Et c’est là où l’on touche peut-être au cœur du projet des promoteurs de l’IA, qui ont du mal à cacher une vision du monde totalitaire et foncièrement déshumanisante. Je suis près de souscrire à la thèse des journalistes Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet qui, dans leur ouvrage Apocalypse Nerds (Éditions divergences, 2025), dénoncent un agenda néofasciste, ou technofascisme. Ils y dissèquent ce qu’ils nomment un « nouveau régime d’action, modulaire, distribué, post -idéologique, où l’autorité s’administre comme un service et se déploie à l’ombre des institutions qu’elle aura préalablement affaiblies. » Les chantres de cette approche sont bien sûr Elon Musk (Space X, X (ex-twitter), Peter Thiel (Palantir) ou Sam Altman (Open AI).
En tant que dernier avatar de la révolution numérique, l’IA en tant que sujet d’article a donc toute sa place dans mon blog, et j’ai bien l’intention de lui accorder une place centrale dans mes prochaines publications, à la hauteur des enjeux et des menaces induits par son succès phénoménal.
L’écriture comme un acte de résistance à l'IA
Je conclurai (provisoirement) cette réflexion en rappelant qu’il ne faut bien sûr pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Je ne vais donc pas m’interdire d’utiliser un outil d’IA dans le cadre de mon blog. D’autant qu’il est toujours recommandé de connaître et fréquenter son adversaire pour mieux s’y opposer et lui résister.
Toutefois, je souhaite rester vigilant face à la place prise par l’IA dans ma production, et je vais m’efforcer de circonscrire cette place à des tâches bien identifiées, qui ne rentrent pas en concurrence avec la sauvegarde de mes compétences d’écriture, d’analyse et de synthèse. Par exemple, je peux continuer à faire appel à l’IA dans la reformulation de contenu, dans la mesure où j’aurai au préalable assuré moi-même le travail d’analyse, de synthèse et d’écriture. Je souhaite également continuer à rédiger la plupart de mes articles « à l’ancienne », tout du moins le premier jet, le plus important puisqu’il constitue l’acte majeur à travers lequel ma pensée s’affine et se formule. Une position également motivée par mon envie et mon goût pour l’acte même d’écrire, mais aussi comme un acte de survie et de résistance. Cette posture est la conséquence logique de ma prise de conscience des dangers que l’IA fait peser sur ma capacité à raisonner et structurer ma pensée, des risques de perte de compétences auxquels son usage m’expose.
Sans compter la discordance fondamentale entre les raisons d’être de ce blog, sa ligne éditoriale technocritique et les objectifs totalitaire et déshumanisant qui se cachent derrière le succès phénoménal des IA génératives. Un thème bien sûr promis à un riche avenir dans mes prochains articles de blog. À suivre…
Pour aller plus loin
Nastasia Hadjadji et Olivier Tesquet - Apocalypse Nerds (Editions divergences, 2025)
Dossier « IA d’la joie » - Moins ! Journal romand d’écologie politique > la revue romande de la décroissance , n°83. – juillet-août 2026
Eric Sadin « Il n’y a que les intérêts privés qui priment » - entretien dans le Républicain Lorrain, août 2026
Etude du MIT Media Lab de Cambridge (2025) : ChatGPT est-il en train de casser le cerveau humain ? 5 points sur le preprint du MIT sur les effets de l’IA. : https://legrandcontinent.eu/fr/2025/06/19/chatgpt-cerveau-etude-mit/
« Le revenu universel, une idée utopique et libérale qui revient en force dans la Silicon Valley » , Pascal Riché, Le Monde, 6 juin 2026, https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/06/06/le-revenu-universel-une-idee-utopique-et-liberale-qui-revient-en-force-dans-la-silicon-valley_6698069_3232.html?srsltid=AfmBOooSOpz0VuxrYk51XvNKLMnw-GSeEfYJcFL9lhERPDtjTFftftvV
Appendice : quelle place à prise l’IA dans la rédaction de cet article ?
Destiné à préciser ma position vis-à-vis de l’IA dans le contexte de mon blog, cet article présentait une grande importance à mes yeux. Aussi a-t-il fait l’objet d’une très longue gestation, qui s’est étirée sur plusieurs mois. Ma position vis-à-vis de l’IA s’est affinée au fil des mois et s’est nourrie de mon utilisation de cette technologie dans le cadre de ce blog ou dans d’autres contextes (notamment professionnel).
J’ai recouru à l’IA pour la rédaction des paragraphes « ce que l’IA change à ma manière d’écrire » et « quel impact sur mon rythme de production », auxquels j’ai fait quelques changements modiques, et que j’ai surtout drastiquement réduits (ChatGPT ayant la fâcheuse tendance d’être trop bavard). Le chapitre « une exigence de transparence » a été rédigé initialement par l’IA, mais je l’ai ensuite complétement réécrit. Je n’ai pas eu recours à l’IA pour les autres parties de l’article.
La question relative à l’évaluation de la part d’IA dans mes articles a conduit à un échange particulièrement nourri avec ChatGPT. Cet échange s’est soldé par la production d’une échelle tri-dimensionnelle assez sophistiquée que je n’ai finalement pas adoptée, mais cet échange avec la machine m’a permis de faire émerger ou de préciser certaines idées et concepts qui ont alimenté l’ensemble de l’article.




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